Hélène et les vélos
Hélène Lagauterie, factrice à Brive La Gaillarde (19). Pour son quarante-deuxième anniversaire, Hélène Lagauterie est gâtée. Ce vendredi, il pleut sur Brive. À grosses gouttes. Hélène roule sur une quinzaine de tournées en ville comme à la campagne : elle est remplaçante.
Aujourd’hui, c’est tournée en ville et à vélo. La factrice emprunte ce parcours pour la troisième fois. En plein milieu de la tournée, au coeur d’un quartier résidentiel, les rues tournent et virent pour finir en impasse. « Mon Toit », « Ma maison », « Mon Logis »… les noms des maisons changent sans logique apparente et la numérotation laisse perplexe le non-initié. Pourquoi le 55 succède-t-il au 19 ? Mystère. Avant, Hélène arpentait déjà les rues de la ville car elle distribuait de la publicité non adressée. Lors de la reprise de cette activité par Mediapost*, Hélène a choisi d’entrer à La Poste. Puis, pendant deux ans, elle a travaillé de 5 h 30 à 8 h 30 au tri des boîtes postales. Alors, malgré la pluie, elle préfère être dehors que dans un bureau !
Hélène suit scrupuleusement son plan de tournée, vérifiant parfois un nom dans le cahier du facteur titulaire.
Certains numéros sont artistiquement dissimulés. Et demandent un demi-tour de plus, toujours sous la pluie, pour trouver la bonne boîte. Impossible de faire plus vite ! Hélène a aperçu une dame âgée sur son perron et lui remet en main propre son courrier. Ainsi, elle évite à sa cliente de se mouiller. « Ce n’est pas un temps pour vous ! », lui lance cette dernière. « Ah, ça non ! », répond Hélène, dégoulinant de la tête au pied.
D’humeur égale, Hélène se concentre sur son travail, regrettant que les rues soient désertées en raison du temps. Tous ces tracas semblent glisser sur elle, comme la pluie sur les trottoirs de Brive. “Ce n’est jamais simple de remplacer un facteur populaire. Certains clients peuvent vous reprocher de ne pas arriver à la même heure, de ne pas travailler comme lui.
J’aime bien changer de tournée, c’est plus varié que de suivre toujours le même trajet.
Parfois, je suis prévenue du jour au lendemain. Évidemment, je suis en général moins rapide que le titulaire. Pour faire correctement son boulot, il ne faut pas regarder l’heure, avoir une bonne mémoire et être débrouillarde. Tout le monde m’avait prévenue que le métier était difficile. Heureusement, mon expérience de la distribution de la publicité me facilite la tâche. Et comme je suis née à Brive, je connais bien la ville. Je préfère distribuer en campagne plutôt qu’en ville. Certes, la tournée y est souvent plus compliquée car les numéros n’existent pas forcément. Et puis, comme les familles sont souvent regroupées, il faut trier non seulement par nom mais aussi par prénom.
L’avantage, c’est de rencontrer davantage de monde.
Les gens sont plus détendus, ils ont le temps et l’envie de discuter, d’autant que la plupart sont retraités. Il n’est pas rare qu’ils vous offrent un rafraîchissement. D’ailleurs, certains renâclent à installer des boîtes aux lettres, juste pour être sûr de voir le facteur…
L’autre jour, alors qu’il faisait un froid sibérien, j’ai remplacé une factrice qui a l’habitude de s’arrêter prendre un café chez une femme âgée de quatre-vingts ans. Comme j’étais gelée, la vieille dame a sorti une brique réfractaire de sa cuisinière et me l’a mise sous les pieds. Après, elle m’a servi un café tellement chaud que j’ai soufflé dessus pendant dix minutes, avant de pouvoir commencer à le boire.
Et puis à la campagne, on circule en voiture.
Si j’aime bien marcher, il est difficile de faire tous ces kilomètres à bicyclette. D’autant que je n’en avais pas fait depuis trente ans. Et voilà une semaine que je collectionne les tournées à vélo dans Brive. Au début, sur les cinq kilomètres du retour, je m’arrêtais plusieurs fois tellement j’avais mal aux genoux. Les collègues en rigolent encore.
De plus, j’ai parfois peur en ville mais j’essaie de faire bonne figure. Je ne me sens pas fière dans certains quartiers. Une fois, la porte d’un immeuble était bloquée par trois jeunes qui dormaient par terre dans le hall, en compagnie de trois bergers allemands. L’un des jeunes m’a ouvert, j’ai souri, j’ai dit bonjour d’un air enjoué bien que je n’en menais pas large. Même s’ils avaient pas l’air bien méchant, je n’ai jamais été aussi rapide à mettre le courrier dans les boîtes.�
HELENE LAGAUTERIE
CENTRE COURRIER DE BRIVE LA GAILLARDE
AVENUE JEAN JAURES
19311 BRIVE LA GAILLARDE CEDEX
Ecouter la chronique RTL d’Hélène Lagauterie, factrice à Brive la Gaillarde (19)
le 1/02/07 Ã 1:55
Bonjour…savez vous a qui puis-je ecrire ou téléphonner pour connaitres les dates des divers concours pour devenir facteur ?
j’ai chercher sur internet mais je n’ai rien trouver ….merci
le 9/02/07 Ã 21:56
Vous pouvez essayer içi : http://www.laposte.fr/recrutement_201.html
le 28/02/07 Ã 21:26
Complément de réponse :
Pour devenir facteur, il est nécessaire d’avoir le Brevet des collèges ou bien le niveau CAP et BEP. Il faut également posséder le permis de conduire.
Vous pouvez dés lors prendre contact avec le Directeur des Ressources Humaines de La Poste de votre région (pour le connaitre, rendez-vous sur le site laposte.fr ou demandez à votre bureau de poste).
Les qualités et le profil recherchés sont les suivants:
Aimer le travail à l’extérieur, l’esprit d’équipe et l’entraide, avoir un bon sens de l’organisation et de la discrétion, être ponctuel et rigoureux.
Les 3 missions clés du métier de facteur sont:
1. préparer et distribuer le courrier,
2. assurer au quotidien la relation avec la clientèle, 3. contribuer à un service de qualité et à l’atteinte des objectifs de son équipe.
A bientôt !
le 3/04/07 Ã 17:28
Trop cool de lire tout ça. Cool et bizarre de lire ce que l’on fait naturellement tout les jours et par tout les temps ! Ca fait aussi du bien de savoir que des collègues adorent ce beau métier qui est le notre.
le 9/04/07 Ã 15:01
bjr moi aussi je travaille comme facteur cela depuis janvier et grace a la poste g trouver mon metier malheureusemen je ne fai que des remplacemen mai j aimerai avoir un cdi dans cette branche je trouve ce metier passionnant on y rencontre des gens agreable et souven des gens qui vous balance une petite reflexion du genre vous passer tard mai bon il ne faut pas s arreter a sa….car ca reste un metier genial
le 21/06/07 Ã 17:43
Tout à fait d’accord avec toi Thierry, j’ai trouvé ma voix il y a cinq ans, et j’ai enfin décroché mon CDI le 12 avril dernier !!! Près de chez moi en plus !!! Je suis la plus heureuse des factrices !
le 3/12/07 Ã 21:37
bon joure je sui algerie elle travaille a’laposte de skikda (facteure) j recherche cores pondonse
le 25/01/08 Ã 1:49
je suis un facteur et j ai travailler a marrakech j aimerai bien cette metier je sera tre fiere de moi meme qaund je sera au travaile